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CLÉS ANTI-AGE EN NATUROPATHIE

De l’humorisme des anciens à la physiologie vasculaire moderne

Comment expliquer que « le mouvement, c’est la vie » (Andrew Still) ?

 Conférence de Daniel KIEFFER

15 mai 2004

  

L’année dernière, à cette même occasion, je vous avais présenté l’intérêt de la balancelle de Mme Sébastien en vous disant que cela entrerait dans le sujet d’un prochain livre. Ce livre vient de sortir, et il contient en effet un chapitre très important sur cette technique de balancement ; mais je ne me suis pas limité à ce sujet, souhaitant traiter de toutes les méthodes anti-âge, rassemblant tout ce qui peut être utile, pour le grand public comme pour le professionnel, dans la gestion de ce que l’on appelle aujourd’hui, pudiquement, « l’avancée en âge » selon l’OMS, et que l’on n’ose plus vraiment appeler vieillissement.

J’y ai synthétisé une cinquantaine d’exercices physiques, ceux-ci appartenant pour nous aux techniques fondamentales et majeures, aux côtés de l’hygiène alimentaire et de l’hygiène psychologique : être bien dans son assiette, dans son corps, mais aussi dans sa tête et son cœur.

C’est grâce à ces trois piliers que l’on entretient la santé, pour avancer en âge le plus longtemps possible, avec un rayonnement tel que l’on soit fertile jusqu’au bout, curieux de la vie et amoureux de la vie, autant dans son action quotidienne, que dans sa vie de couple, de famille, ou son travail.

Il est clair pourtant que nous n‘arrivons pas sur terre avec un « mode de d’emploi de la vie », et comment gérer son temps, se nourrir, respirer, penser, communiquer les uns avec les autres, vivre en harmonie dans notre milieu naturel demeure une longue quête, une initiation …

Les anciens et les traditions médicales d’Orient et d’Occident, depuis Hippocrate, les Sumériens, les Esséniens, la médecine chinoise, la médecine ayur-védique … avaient su préserver et transmettre ce patrimoine de bon sens. Il a fallu attendre le renouveau de cette pensée Hippocratique qu’est la naturopathie, en 1902 aux Etats-Unis, puis dans les années 50 en France, pour se réconcilier avec ces évidences. Or, le bon sens, lorsqu’il est partagé, nous ramène à une réconciliation avec les lois de la vie saine. Il n’est pas nécessaire, par exemple, de faire des études très sophistiquées pour démontrer que l’alimentation biologique est  bien supérieure à l’alimentation classique occidentale. Mais c’est important de pouvoir aujourd’hui le démontrer et l’on peut remercier ici chaleureusement les travaux du Pr. Joyeux, ceux de Catherine Kousmine et ceux du Pr. Seignalet que nous regrettons tous.

De même, apprécions les études SUVIMAX qui ont coûté des milliards d’euros, mobilisant des milliers de personnes pendant des années, et qui ont servi, selon moi, à nous confirmer que c’était bien de manger des fruits et des légumes tout comme l’exercice physique est bon pour la santé. Evidemment, on ne parle pas ouvertement de naturopathie dans cette étude, pourtant, c’est bien notre discours et notre enseignement depuis un siècle !

Mais venons-en à notre sujet du jour.

 Avancer en âge, c’est tout d’abord une question de génétique et il est vrai que l’on peut difficilement changer notre patrimoine héréditaire, en subissant d’une certaine façon le pire comme le meilleur de nos ancêtres. Les chinois respectent beaucoup les ancêtres, et il existe pour eux un important culte des ancêtres. Il y est question « d’énergie ancestrale » qui est associée à notre force vitale constitutionnelle, mais dans un respect tout particulier de tout ce qui est bon chez les ancêtres. Ils invitent ainsi à faire le tri, et n’admettent pas d’être les héritiers des névroses familiales ou de l’anxiété acquise de telle mère grand-mère ; ils prennent et accueillent la force et la sagesse des ancêtres.

Est-ce que l’on pourra faire un jour le tri au cœur de notre ADN, de notre patrimoine génétique, et savoir avec précision (et discernement !) que telle information est positive pour nous et telle autre ne l’est pas. Nous sommes très mesurés sur le bien fondé de la thérapie génique et sur les manipulations génétiques actuelles, telles que l’on peut les connaître ou les craindre, dans le monde médical notamment.

Avancer en âge, c’est aussi prendre conscience de notre tempérament. Qu’est devenue cette énergie vitale que nous avions en arrivant sur terre ? Après 20, 40, 80 ans de vie, nous avons construit un tempérament à partir de notre constitution, car notre biographie est un peu comme un filtre et nous avons ainsi gagné ou perdu, nous avons épargné plus ou moins correctement notre énergie de base au travers de notre histoire, des expériences de vie alimentaires, psychologiques, affectives, professionnelles, environnementales (charges de pollution, etc.). C’est un bilan qui est élaboré régulièrement en naturopathie. Sans mesure de notre force vitale, pas de cures possibles, pas de choix judicieux des techniques, pas d’individualisation de la naturopathie …

 Avancer en âge, c’est aussi se demander dans quelle mesure, certaines cures peuvent être devenues prioritaires pour nous. Pourrait-on ainsi démontrer le bénéfice de l’activité physique autrement que par des appareils très sophistiqués, qui comptent le nombre de calories brûlées avec tel exercice, ou comment améliorer la qualité de la transpiration en faisant du footing grâce à des palpeurs posés sur la peau pour essayer de retrouver certaines toxines dans la transpiration .... Tout cela n’est pas sans intérêt, mais, pour cultiver le bon sens qui nous est si cher, il est important de comprendre le fait que le mouvement, c’est la vie et la mort, c’est l’inertie. 

Symboliquement, la mort, c’est le froid et le sec, représenté par Chronos, Saturne, la faucheuse, et ce symbolisme, dont parlait déjà Hippocrate il y a 2300 ans, est toujours valable. Tout ce qui, dans votre vie, va vous amener vers quelque chose de froid et sec, vous rapproche de la mort, au sens propre comme au sens figuré : Au sens propre, c’est par exemple habiter dans des climats qui ne sont pas ceux de cette belle région méditerranéenne ; beaucoup plus au Nord, le froid est un grand stress. Mal se chauffer l’hiver, c’est aussi mauvais pour la santé. Au plan émotionnel, le froid c’est aussi la solitude : les grands-pères et les grands-mères crèvent de froid dans leur cœur quand ils sont isolés par le deuil, par l’abandon des petits-enfants, par le placement dans une maison de retraite … et ce froid intérieur n’est pas loin d’ouvrir la porte à la mort.

Le froid, c’est aussi tout ce qui s’oppose à l’épanouissement du cœur, à la vie de l’âme. L’âme est souvent comparée à une petite flamme, quelque chose qui brûle à l’intérieur et qui nous amène vers plus de sagesse, plus de discernement, de joies, de compassion, de fraternité, de pardon. Toutes les valeurs spirituelles sont de la chaleur et de la lumière, et donc tout à l’opposé symbolique du froid et de l’obscurité. Dans tous les domaines, que se soit au sens réel ou au sens symbolique, l’excès de froid est quelque chose de dangereux, de délétère.

Mais le sec l’est également : nous sommes constitués aux 2/3 de liquides, près de 80% à la naissance, et plus on avance vers la fin de vie, plus on se dessèche. Le rapport entre la matière sèche et l’eau change dans le corps, pour arriver en fin de vie à environ 58 à 60% de liquide. Cela signifie que, si l’avancée en âge est un dessèchement, il est important de s’hydrater correctement et épargner notre eau en buvant une qualité d’eau très particulière,  en pratiquant des bains, douches, sauna, hammam, grâce à l’élément eau qui est un élément de vie.

 

PREMIERE CLÉ ANTI-AGE

 On doit ainsi avant tout prendre soin de notre eau intérieure. Le milieu intérieur dont parlait Claude Bernard, c’est 5 l.1/2 de sang, 4 à 5 l. de lymphe canalisée dans les canaux lymphatiques, environ autant de lymphe non canalisée, sorte de marécage entre les cellules (le plasma interstitiel), et c’est aussi 28 litres d’eau à l’intérieur même de nos cellules. Pour une personne de 60kg, cela fait vraiment beaucoup d’eau ! Pour les anciens, cette eau constituait « les humeurs » et comment ne pas parler d’humorisme encore aujourd’hui ? A trop détailler l’analyse des choses, on perd la globalité, et en naturopathie, on revient toujours au global, la vision holistique, la vision qui fait des synthèses et ne s’égare pas dans l’excès d’analyse.

Prendre soin de notre eau intérieure est fondamental. Il y a deux raisons à cela : une raison énergétique assez subtile, qui concerne l’aura, les éthers, les manifestations énergétiques dans la tradition et dans la science moderne. L’eau est en effet le vecteur de la vie, le vecteur de l’énergie. Sans eau, l’énergie ne passe pas et il est impossible d ‘animer un être, car le véhicule de la vie est hydrique. On parle de l’eau de mer comme étant notre origine ancestrale, de ses bienfaits, du plasma de Quinton qui peut redonner de formidables « coups de jeune » par voie buccale ou en injection intraveineuse ou sous-cutanée (hydrotomie). Des micro-injections d’eau de mer, notamment au niveau de la colonne vertébrale, sous la peau, peut, en quelques semaines, régénérer les cartilages et les disques intervertébraux, ce qui est remarquable dans le traitement de l’arthrose. L’eau de mer est tellement en affinité avec nous que c’est un bel exemple pour démontrer que la vie est véhiculée par l’élément liquide.

 La deuxième raison, au moins aussi importante, et qui nous incite à prendre soin de nos liquides intérieurs, c’est le fait que nos cellules sont toutes nourries par ces mêmes liquides, aussi bien les neurones (système nerveux), les glandes (système hormonal), les organes digestifs (foie, pancréas …), les muscles, les os, les cheveux et tous les organes qui sont irrigués par ces mêmes liquides, sang et lymphe.

Ceci veut dire clairement que nous pouvons manger correctement, les meilleurs aliments frais, bio, vivants, bien mélangés, joyeusement mangés, … mais si notre circulation est mauvaise, si nos liquides intérieurs sont trop épais ou chargés de toxiques et toxines, ces bons nutriments ne vont pas parvenir correctement jusqu’à nos cellules. Si nous sommes trop sédentaires, nous ralentissons nos échanges, de même que si nous portons des vêtements trop serrés, si nous sommes assis durant des heures devant un ordinateur, un bureau ou dans une voiture, si nous entretenons une constipation chronique, plus ou moins banalisée.

Partout où les contraintes externes ou internes (tumeurs, artériosclérose) ralentissent la circulation, et partout où la fluidité est menacée, nous nous approchons un peu plus de la mort. D‘une part, parce que l’eau est de moins en moins eau, fluide, vitale, donc moins porteuse de l’énergie et, d’autre part, tout simplement pour une raison physiologique, nos cellules ne sont plus correctement nourries.

Ensuite, nos cellules, même bien nourries, éliminent leurs déchets métaboliques, libérant des acides, du gaz carbonique, de l’urée, des débris cellulaires … dans ces mêmes liquides. Une cellule est une petite unité vivante qui se nourrit et qui rejette des déchets qui arrivent dans le même milieu et doivent faire tout le chemin inverse, du liquide extracellulaire vers la lymphe et vers le sang, pour être finalement filtrés par les émonctoires (le foie, le rein, la peau, les poumons).

De la même façon donc, si ces liquides sont déjà trop encombrés, trop épais ou en mauvaise circulation, l’encombrement toxinique va s‘élever. Tilden appelait cela la « toxémie » au siècle dernier aux Etats-Unis, Marchesseau nommait cela les « colles et les cristaux », et aujourd’hui on tend à utiliser les génériques de « mucose » (tout ce qui est mucus) et « acidose » (tout ce qui est liée à l’acidité de nos tissus). Là se trouve toute l’origine de nos pathologies, de nos inflammations, qu’elles soient neurologiques, articulaires, tissulaires, l’origine de toutes les maladies d’élimination ou cutanées, des cathares (tout ce qui coule, par le nez, les voies génitales, la peau…). Heureusement, le corps humain est bien fait, il réagit, et, tant qu’il a de l’énergie, il essaie de se nettoyer, de s’épurer spontanément (troubles centrifuges, considérés à tors comme des maladies).

Parmi toutes les techniques naturopathiques que l’on peut citer - l’alimentation, l’exercice, la psychologie, les bains, les massages, les techniques manuelles, les huiles essentielles, les techniques respiratoires et énergétiques - une seule est capable de répondre à ce besoin fondamental d’activation circulatoire et émonctorielle :  c’est l’activité physique, le mouvement.

C’est en fait la seule technique qui soit capable d’activer la circulation, de stimuler les processus vitaux au niveau des capillaires et des lymphatiques, et c’est la seule technique qui soit capable d’activer simultanément et physiologiquement tous les émonctoires.

Le cadeau qu’il faut se faire, c’est bouger !

Si l’on est fatigué, bouger un peu moins ; si on n’est pas en forme ou « rouillé », faire ce que l’on peut, mais bouger absolument. Trouver le temps de bouger n’est jamais du temps perdu. Une marche rapide de 40 mn par jour est un minimum, ceci est confirmé statistiquement par les chercheurs, en matière de protection cardiovasculaire. On peut faire mieux en pratiquant la bicyclette, la danse, le yoga, les arts martiaux ou autre, mais l’important est de bouger dans une activité qui plait et qui soit agréable, car sans plaisir, cette activité sera un stress supplémentaire. On aura ainsi souvent besoin d’être stimulé en demandant à un ami, un parent de bouger ensemble, l’émulation rendant la démarche plus facile.

 Madame Sébastien, cette bonne vieille dame russe qui avait travaillé toute sa vie sur la physiologie de la circulation, avait mis au point un certain nombre d’exercices, que l’on peut retrouver dans mon livre. Elle avait mis au point une balancelle, sorte de fauteuil relax, monté sur un petit moteur silencieux, et qui se balançait très lentement sur un axe particulier, à un rythme particulier. J’ai été son élève pendant 2 ans, en 1978-79, à Paris. Cette vieille dame, décédée à l’âge de 95 ans, n’avait guère le sens des affaires et n’avait pas assuré, hélas, le développement de la diffusion de cet appareil, ce qui est regrettable. Il m’a été proposé, il y a un an, d’écrire sur ce sujet, et la balancelle authentique existe à nouveau actuellement. Je souligne que je n’ai aucune relation commerciale avec l’entreprise (Mme Ethel Mollet, HEM Diffusion, à Paris), car je ne me suis jamais attaché à aucun laboratoire sur ce plan. Quelques brochures sont ici à disposition pour simplement la faire connaître.

 Quel est l’intérêt de la balancelle ?

Les balancements rythmés vont permettre à chacun d’activer la circulation artérielle, veineuse, capillaire et lymphatique ; tous nos liquides vont en bénéficier de façon globale. On peut rester passif et dormir sur la balancelle, mais aussi répondre au téléphone, faire son courrier, écouter de la musique, apprendre des langues étrangères, respirer des huiles essentielles à partir d’un diffuseur, … il y a maintes façons d’utiliser le temps passé sur la balancelle.

Madame Sébastien avait compris que notre cœur, petite pompe grosse comme le poing, est incapable de pulser correctement les 5L1/2 de sang, c’est mécaniquement impossible, il faut qu’il y ait des relais. On dit, en naturopathie, qu’il y a des « cœurs » supplémentaires, un 2e, 3e, 4e, 5e. !

Il s’agit d’abord, vous le savez sans doute, du diaphragme, le grand muscle de la respiration qui s’abaisse à chaque inspiration et remonte à chaque expiration, créant un mouvement très important au niveau de la circulation de nos fluides, de nos liquides. Il accompagne la veine porte, la veine cave, la remontée du canal thoracique, lymphatique et il auto-masse le foie, la rate, le pancréas, l’intestin. Il est donc tout à fait indispensable de respirer à fond, librement, tranquillement et, sur la balancelle, on optimise vraiment la respiration. Grâce à ce petit balancement naturel, une sorte de bâillement arrive souvent et l’amplitude respiratoire n’accélère pas, mais augmente, sans aucun malaise, on stimule ainsi le 2e cœur.

Le 3e cœur concerne les veines. Les veines possèdent des valvules en forme de cœur de pigeon qui permettent, notamment dans le bas du corps, que le sang veineux remonte seulement et ne redescende pas, ceci lorsque les veines sont en bon état. Sur la balancelle, la stimulation de ces valvules est optimum : dans la position tête en l’air, les valvules sont actives, dans la position tête plus basse, les valvules se détendent, ce qui signifie qu’on leur redonne une gymnastique, on les réanime.

Toujours à propos du 3e cœur, on est équipé, au niveau des vaisseaux, de terminaisons nerveuses liées au système ortho et parasympathique, qui vont tantôt contracter les vaisseaux (vasoconstriction), tantôt les dilater (vasodilatation). Il faut que cette harmonie soit très bien réglée, car, dès que l’on est dans le stress et la dystonie (contraire de l’harmonie), on entre dans le terrain des frileux (pieds et mains froides), de la spasmophilie, de l’anxiété. Le stress va dans régulièrement dans le sens d’une contraction des petits vaisseaux, chassant le sang en particulier de la périphérie, créant une surpression au niveau interne, ce qui fait monter la tension artérielle chez les personnes stressées. Sur la balancelle, l’effet anti-stress est remarquable. On a réellement, en quelques semaines, une réharmonisation ortho-parasympatique étonnante chez les personnes nerveuses, anxieuses, insomniaques, hypertendues.

Normalement, dans la physiologie habituelle, on arrête l’étude à ce stade. Cependant, Madame Sébastien a redécouvert dans des livres anciens, notamment de ses vieux maîtres russes, qu’il existait un autre cœur secondaire, moins connu, que j’ai eu personnellement beaucoup de mal à vérifier. Grâce à bien des recherches (Internet, livres d’anatomie physiologie, phlébologie, angiologie), j’ai pu avoir la confirmation de ce que Virchow appelait les « petits robinets précapillaires », appelés officiellement aujourd’hui des sphincters précapillaires artériels. En partant du cœur, on observe les gros troncs artériels, de 3 à 4 cm de diamètre, où la pression est énorme, puis on a les artérioles, plus petites, puis les capillaires artériels, encore plus petits (la grosseur d’un cheveu). Or, plus l’on va vers les capillaires, moins il y a de pression, car on est loin du cœur, et il faudrait alors des suppléances capables de relancer le sang (qui souvent est trop épais à cause des déchets accumulés) dans des canaux aussi fins. Or, la nature a prévu, juste à l’entrée des capillaires artériels, des sphincters très particuliers qui sont capables de pulser, exactement comme des pace-makers, c a d  des cœurs artificiels, des cœurs secondaires !

Cette pulsation est très précise, toutes les 10 secondes, ce qui correspond d’ailleurs au rythme de la respiration cranio-sacrée du liquide céphalorachidien, respiration appelée primaire par les ostéopathes. Ces sphincters ne pulsent pas tous ensemble mais un par un, toutes les 10 sec., en permanence, et correctement si nous ne sommes pas trop encrassés, (car ces sphincters sont vites altérés par les dépôts de cholestérol, par la sclérose venant des acides et des sels calcaires notamment qui se déposent dans les vaisseaux). Les vaisseaux peuvent être ainsi être très altérés par l’athérosclérose, les plaques d’athéromes étant des dépôts gras, et par l’artériosclérose, qui est un dessèchement rendant les vaisseaux plus cassants à cause de dépôts scléreux. Dans les 2 cas, les petits sphincters sont la proie des dépôts de lipides ou calcaires, ils sont alors inhibés et ne répondent plus, la circulation terminale étant alors pratiquement arrêtée.

La 2e raison qui pose problème, c’est que le stress (encore lui !) tend à sidérer (c’est à dire donner une information nerveuse qui n’est plus relâchée, qui paralyse) les terminaisons sympathiques des sphincters. L’idée de génie de Madame Sébastien, c’est d’avoir découvert que, sur la balancelle, on rééduque les sphincters pré capillaires qui retrouvent rapidement leur tonicité, ceci permettant au sang d’arriver jusqu’aux cellules.

Parmi les innombrables bienfaits de la balancelle, on peut trouver dans mon livre des photos extraordinaires de rétines, (des rétinographies validées par des médecins), concernant des personnes qui devaient se faire opérer de la rétine, de maladies de la macula, de décollement, ou pour lesquelles il était question par exemple de thérapie à base de laser. Après 3 mois de pratique de la balancelle, la rétine semble être celle d’un nouveau-né, tout est nettoyé !

Les dépôts de pigments de lipofucine, pigments de vieillesse, sont alors comme lavés pour le plus grand bénéfice des tissus, des vaisseaux … et donc de tous les organes.

Pour Madame Sébastien, la balancelle était l’arme absolue contre l’athérosclérose et la pathologie cardiovasculaire. Certes, elle était très hygiéniste, mais, à l’époque il n’était pas question d’oméga 3 ou d’antioxydants. Aujourd’hui, si l’on ajoute de bonnes huiles, des antioxydants, des plantes comme le ginkgo biloba par exemple, on peut faire des merveilles.

 Mais il est vrai que cet appareil représente aussi un investissement, et tout le monde ne peut pas se le permettre, par manque de moyens ou par manque de place.

J’ai donc essayé de trouver des exercices, qui aient la même efficacité que la balancelle, m’inspirant à la fois du yoga (j’ai enseigné le yoga thérapeutique pendant 15 ans), le qi gong, les exercices enseignés par mes bons maîtres (Satyananda, Durckheim, Maître Zu, etc.).

C’est ainsi que j’ai sélectionné 55 exercices qui vont, (gratuitement !), amener au même résultat d’activité cardiovasculaire, tout à fait douce et physiologique et de régénérescence des vaisseaux. Car sans régénérescence, pas d’autoguérison, pas de rajeunissement possible.

Rajeunir, qu’est-ce que cela signifie donc ? On ne peut changer sa carte d’identité, mais notre âge n’est pas celui indiqué, mais celui de notre propre capacité d’action, de notre rayonnement amoureux, de notre curiosité intellectuelle, de notre charisme à aider, à soulager, à éclairer, à réchauffer, à vivifier ceux qui sont autour de soi. Tout ceci reflète notre âge réel car le jour où l’on déserte son idéal, on est devenu vieux. Les exercices physiques vont permettre d’aller dans le sens du rajeunissement biologique, physiologique et authentique.

 

DEUXIEME CLÉ ANTI-AGE

 La respiration est une autre clé intéressante à approcher. Sur la balancelle ou dans les exercices indiqués ici, on est amené à respirer de façon plus généreuse, plus libre, mais il faut parfois des exercices plus spécifiques. Or, il est aberrant de constater que des adultes, bourrés de diplômes, de connaissances ou de savoir, sont moins à l’aise que des enfants en matière de respiration. Les jeunes enfants, capables de bouger sans cesse, de crier, de chanter spontanément, ne sont pas encore très concernés ; mais la vie, malheureusement va bien se charger de les stresser, et leur respiration sera la première fonction affectée.

Si on regarde un enfant qui dort, c’est comme un chat, un chien, comme tous les mammifères : une petite respiration naturelle, lente, basse (abdominale), régulière, tranquille. Dans les périodes de rêve, on observe une activité particulière, mais dans le sommeil profond, un enfant qui dort est un modèle de relaxation.

 Que se passe-t-il alors au niveau respiratoire chez l’adulte stressé ?

- Le stress va modifier le rythme de la respiration :

soit en respirant trop vite, et c’est le cas de nombreuses personnes anxieuses, dépressives, spasmophiles, qui peuvent aller jusqu’au malaise en haletant, d’une façon inconsciente ; soit en inhibant la respiration, et l’on a alors des personnes qui font de petites apnées. En période de stress, de conflit, de soucis, certaines personnes peuvent être en apnée haute, comme surprises, pleines d’air, incapables de lâcher, de soupirer, traduisant ainsi une grande insécurité, ne pouvant s’abandonner dans le souffle. D’autres personnes, plus creuses, plus concaves au niveau du sternum, peuvent être en apnée basse, elles n’osent pas prendre de l’air. Elles peuvent avoir un grand soupir de survie, quand les récepteurs sanguins alertent et signalent la présence de CO2 en excès et du manque d’oxygène, mais, elles sont généralement en hypoxie relative. 

- Le lieu respiratoire change également : la respiration naturelle qui, au repos, est visible au niveau du plexus solaire, (respiration abdominale, basse), monte au niveau du thorax, de telle sorte que l’on s’installe alors à ce niveau, comme si c’était indispensable et normal. On a beaucoup réfléchi psychologiquement sur ce phénomène pour savoir quelles étaient les racines culturelles et archétypales de cette respiration. Il s’agit notamment du machisme occidental (Mr. Muscle), du problème des femmes qui portaient des corsets et ne pouvaient respirer que par la poitrine, des canons esthétiques d’aujourd’hui (thorax en triangle, caricatures en «cédez le passage » !). Or, ceci est complètement à l’opposé des concepts des Orientaux, qui cultivent la respiration basse dans le centre vital du hara, tels les sumotori, sportifs pesant de 150 à 180kg, tout en muscles et en souplesse, montagnes près du sol, indéracinables. Caricatures extrêmes, Mr. Muscle et le sumotori, … il faudrait peut-être se situer entre les deux, ou en tous cas réfléchir et s’observer attentivement.

La respiration thoracique due au stress est lié au secteur des émotions et de l’égotisation, le « moi je » habite dans la poitrine, endroit où l’on met aussi, comme par hasard, les médailles, les badges, et, pour ainsi dire, l’orgueil se trouve là. Un beau torse bronzé peut être ainsi une preuve d’existence, mais ne pas confondre existence et essence ! 

- Le volume de la respiration est aussi affecté par le stress : l’amplitude respiratoire sera ainsi altérée, diminuée, et l’on respirera de façon beaucoup moins libre. C’est la raison pour laquelle les arts martiaux, la danse, la sophrologie, les gymnastiques douces, le yoga, toutes ces pratiques insistent tant sur la respiration. Avant de parler de relaxation, il faut avant tout réapprendre à respirer.

Dans la cadre d’un exposé sur l ‘avancée en âge, le souffle (si l’on se réconcilie avec lui, et si l’on retrouve une respiration libre, naturelle, basse, régulière, ample), se rapproche alors de celui qu’habite l’innocence de l’enfant intérieur, et ceci sans régresser pour autant.

On ouvre ainsi la porte à la vie, la laissant circuler librement en nous. Au plan psychologique, c’est un bonheur permettant de retrouver la paix du mental, la paix émotionnelle et relationnelle, ceci est incontournable, mais il existe aussi une dimension spirituelle et transpersonnelle de la respiration, qui dépasserait mon exposé, mais qui fait réfléchir sur le fait que, dans certaines langues comme le chinois, le japonais, le tibétain, le sanscrit, le même mot est utilisé pour « respiration » et pour « Esprit ». Ceci signifie que le souffle est, à notre échelle, la petite partie visible, de quelque chose qui serait comme « le grand Souffle », et se réconcilier avec la respiration pourrait aussi déboucher sur cette réconciliation-là ; une façon de dire oui à son bien-être mais formuler aussi un vrai oui à la vie, à l’incarnation et aux possibilités « d’être respiré par l’Esprit Saint », ou par le souffle cosmique, selon votre vocabulaire ou votre croyance …

 

TROISIEME CLÉ ANTI-AGE

 La nutrition est notre 3e clé incontournable en naturopathie.

Je tiens à vous rappeler simplement un certain nombre d‘évidences, notamment à propos du régime méditerranéen ou crétois, dont on parle beaucoup depuis 5 ou 6 ans. La communauté médicale est enfin arrivée à un discours commun, et l’on sort enfin de la vogue des régimes à la mode et des principes farfelus. On reconnaît enfin ce que les naturopathes préconisent depuis plus d’un siècle : le « régime hypotoxique » dont les bases ont été lancées en 1902, aux Etats-Unis, par Bénédict Lust, et reprises dès les années 40 par Pierre Valentin Marchesseau. Evidemment, nous n’avons pas encore le pouvoir de faire reconnaître notre patrimoine historique, mais l’important est que le consommateur s’y retrouve.

En quoi consiste ce régime ?

En premier lieu, beaucoup de légumes, chose que je n’aurais pas conseillé il y a 20 ans, car si l’on adopte trop vite un régime fruitarien, aussi bons et nécessaires que soient les fruits, ils sont trop souvent porteurs d’acidité, et notre terrain est déjà bien trop acide, ceci dû à d’autres facteurs alimentaires et au stress. Par contre, presque tous les légumes sont anti-acides et alcalinisant. Ils sont donc à consommer en priorité, crus autant que possible, et cuits lorsque nécessaire ; ensuite viennent les fruits. Avec les fruits et les légumes, on est largement couvert sur le plan des vitamines, anti-oxydants, enzymes, fibres et oligo-éléments. Il est préférable de consommer les fruits vers 11h ou 18h, car ils se digèrent mieux dans un estomac vide.

 Viennent ensuite les protéines :

-          peu ou pas de viande, mais beaucoup de poissons, des fruits de mer, (huîtres, 1e source de zinc connue ; moules, 1e source de cuivre, le zinc et le cuivre étant 2 oligo-éléments intéressants en tant qu’anti-âge et anti-oxydants, utilisés aussi par les thérapeutes dans la correction de certains terrains, notamment dans l’axe hormonal (thymus, prostate, pancréas, thyroïde).

-          des œufs, de bonne origine,

-          le moins possible de laitages, et seulement si pas d’intolérance au lactose ou aux protéines de lait ;  produits laitiers de très bonne qualité (ex. les yaourts K philus, une remarquable exception parmi tous les produits issus de la vache).

-          les oléagineux qui contiennent des acides gras polyinsaturés et tous les oméga : noix, noisettes, pignons de pin, amandes, pistaches, etc. qui peuvent agrémenter les salades, les petits déjeuners, les en-cas, ou être tartinés.

-          les associations céréales ( 2/3 à ¾) et légumineuses (1/3 à 1/4 :soja, pois, haricots, lentilles, fèves, etc.) . En ce qui concerne les céréales, depuis près d’un siècle, nous disons que les céréales à gluten sont suspectes, et le Pr. Seignalet l’a démontré ; consommer alors du riz, du millet, du quinoa, du maïs, du sarrasin, des amarantes.

On peut constater qu’à partir d’une simple restriction ou éviction de produits laitiers et/ou des céréales à gluten (seigle, blé, orge, avoine), on voit disparaître au moins 30% des petits problèmes, en 1 mois ½ à 2 mois. Il suffit de faire un test, un sevrage, qui ne demande qu’un petit effort. Les rhinites chroniques peuvent disparaître à 50%, notamment chez les enfants, c’est spectaculaire ; de même pour les cathares vaginaux chez la femme, les infections chroniques, les inflammations diverses. On a même démontré, que dans certaines pathologies auto-immunes, des pathologies lourdes, ce type de régime permet une régénérescence considérable de cartilages ou de tissus lésés !

 Sur ces bases alimentaires, on doit ajouter des produits germés, la germination étant l’exaltation du potentiel vital de la plante. On peut faire germer assez facilement tout ce qui pousse et qui n’est pas toxique bien entendu, et l’on peut trouver facilement des graines de qualité dans les circuits bio, voire des germes et des pousses tout prêts en barquette. Ceci constitue un apport étonnant de vitamines et d’oligo-éléments, mais aussi d’enzymes, qui aident à la digestion et ont une action sur tout le métabolisme, et de protéines de très bonne qualité. Les salades peuvent en être enrichies, ainsi qu’avec des aromates qui sont presque tous anti-oxydants, en particulier le romarin, le curcuma, le gingembre, la moutarde, le céleri, la cardamome, la coriandre, utilisés frais ou secs. Utiliser aussi du jus de citron (bio), du vinaigre de cidre(ou de riz), un peu de vin rouge de bonne qualité - affaire de goût ou d’habitude - le vin rouge, cf. le paradoxe français, est bon pour la santé à raison d’1 ou 2 verres par jour pour l’homme et un peu moins pour la femme. Autre paradoxe sympathique, on a appris que les vins d’Alsace possèdent aussi des capacités anti-oxydantes, on ne sait pas encore exactement pourquoi, car les vins blancs ne contiennent pas ou peu de tanins, et les travaux sont en cours.

Sur ce repas, on ajoute de l’eau, une eau pure et vivante, ce qui n’est pas facile à trouver. L’eau du robinet est à éviter et peut juste servir à faire la vaisselle. Elle est certifiée consommable par la Lyonnaise des Eaux, coûte assez cher, mais et on est ici à la limite du mensonge et de l’escroquerie. Le Pr. Louis-Claude Vincent, le père de la bioélectronique, a été le premier à manifester son désaccord, en tant  qu’ingénieur hydrologue, ayant passé sa vie à étudier les paramètres des eaux, pH, oxydoréduction, résistivité. Il a étudié également nos eaux intérieures : sang, salive, urines, et il a affirmé, dès les années 70, qu’à force de boire des mauvaises eaux, eaux du robinet ou eaux minérales trop minéralisées, on altère progressivement et on modifie les paramètres du sang vers le terrain du cancer, des maladies cardiovasculaires, dégénératives, maladies de société, viroses. C’est un peu comme pour les vaccins … mais c’est un autre long débat.

Cela signifie que, sans le savoir, en buvant régulièrement de telles eaux, notre sang devient de plus en plus alcalin, de plus en plus oxydé, et perd de sa fluidité (sa résistivité électrique baisse). Or, les eaux que l’on peut consommer au robinet, sont, sauf exception, impropres. Il faut aussi cesser de croire que les eaux minérales minéralisent, la biodisponibilité des minéraux de l’eau étant très relative, elle varie entre 5 et 30 %, le reste n’étant pas utilisé. Ces minéraux, pour être utilisés, doivent être combinés au repas, pour qu’il y ait chélation possible (mais non assurée) entre les acides aminés du repas et les sels minéraux de l’eau. Or, boire beaucoup à table n’est pas bon pour digérer, et l’on est donc un peu piégés. Il faut manger des minéraux et boire de l’eau pour s’hydrater, car l’eau est faite pour s’hydrater, de toute évidence, une eau vivante qui doit atteindre la cellule, « reconnue » par la membrane et qui participe au métabolisme correct. Elle doit aider à filtrer, à drainer, à laver le sang et la lymphe, l’eau n’étant pas un aliment.

Les exceptions sont les eaux minérales de cures, comme nos grands-parents qui allaient « prendre les eaux », et cela se faisait sur prescription, pour une durée très limitée. Aujourd’hui, Contrexéville, Vichy et les autres, sont sur nos tables, ainsi que Badoit ou Hépar, qui sont des eaux très minérales. Pour des raisons économiques, on n’a pas précisé au consommateur que la cure devait durer 3 semaines, ce qui entraîne souvent le surmenage de nos organes filtres, (on fait trop travailler le rein et le foie). Tous ces minéraux difficiles à fixer vont être éliminés par les reins, et ce sont des molécules qui font parfois des mariages entre eux, des sels, des cristaux, et qui peuvent encrasser et surcharger le système.

On peut faire de temps en temps une cure de Contrex pour les reins ou d’Hépar pour le foie par exemple, mais quelques semaines seulement, et, tout le reste de la vie, boire de l’eau comme Rosée de la Reine, une des meilleures eaux en France, ou l’eau de Roucous, Montcalm, et quelques eaux peu chères en grandes surfaces, (eau de montagne de Carrefour, Sancy de Auchan), eau Spa, peu connue, et une eau italienne, découverte en Belgique, qui, à mon sens est peut-être la meilleure au monde : Lauretana, qui a les meilleures coordonnées bioélectroniques, mais encore très difficile à trouver.

Cette eau minérale, même si elle a de très bonnes coordonnées, malheureusement, elle est hélas morte. Elle n’a plus la fréquence, la vibration de vie qu’elle avait au griffon, à la source. Une eau perd de sa vitalité entre 24h et une semaine de stockage, et l’on peut le tester en radiesthésie, avec des images kirlian, des cristallisations sensibles, cela peut s’objectiver aujourd’hui. Il faut donc redynamiser cette eau et il existe plusieurs moyens :

Le plus simple est de l’agiter, la secouer fortement en la cognant verticalement sur la main, comme en homéopathie pour dynamiser un remède. On peut aussi la mettre dans une bouteille de verre, au soleil du matin, pas plus d’une journée, sinon il y a risque de passage des isomères du verre dans l’eau, notamment des molécules de plomb. On peut y mettre une cueillere d’argile verte et la laisser reposer, l’énergie de l’argile se communiquera à l’eau. On peut également y ajouter un ½ jus de citron bio, et, pourquoi pas essayer de magnétiser l’eau en mettant les mains de chaque côté du verre et laisser passer son fluide, (c’est le doute qui fait barrage à notre capacité de magnétisme bien souvent !).

Il existe d’autres eaux d’exception comme l’eau Hydroxydase, seule eau vivante vendue en bouteille aujourd’hui, la seule qui soit captée en profondeur, à l’abri de l’oxygène, embouteillée dans le noir et qui arrive vivante au consommateur. Les cures d’Hydroxydase sont des cures antistress, car elle corrige très vite l’oxydation du terrain, particulièrement chez les personnes dépressives. Elle est aussi remarquable pour drainer l’urée, l’acide urique, le cholestérol et peut aider à perdre facilement 2 à 3Kg. En petite cure, l’eau doit être bue directement à la bouteille, car il ne faut pas l’oxyder en la versant. On peut également en faire des bains de bouche, très efficaces pour les gencives (pyorrhée, déchaussement, parodontose).

Autre eau d’exception : Microfluide, on peut la trouver (difficilement !) en boutique bio et en parapharmacie, eau toute nouvelle, équivalent d’une eau d’orage, vivante, magnétisée, extrêmement pure. Elle a des capacités de drainage comparables aux cures d’eau distillée que l’on faisait au siècle dernier après certains jeunes, méthode préconisée par l ‘école allemande après 2 à 3 jours de jeûne, sans boire et sans manger, il fallait boire 2 à 3 litres d’eau distillée en quelques heures pour nettoyer, laver le sang, l’eau distillée ayant des propriétés « happantes » sur un certain nombre de déchets. Microfluide est donc une eau à la fois happante au niveau des déchets, et extrêmement vivante, vitalogène, reconnue par nos cellules, comme une eau hydratante (eau dite « clustérisée » aux Etats Unis).

 Avancer en âge, c’est souvent aussi avoir besoin d’un petit coup de pouce, tels les compléments anti-âge, et il existe beaucoup de marques sur le marché.

Certains anti-oxydants sont à utiliser régulièrement aujourd’hui. Parmi tous les travaux effectués sur les carences, depuis l’étude du Val de Marne de 1994, jusqu’à Su-vi-max aujourd’hui, on a la certitude que nous sommes tous en subcarence, certes pas en protides et en glucides, mais probablement dans les bons lipides et surtout dans les catalyseurs : vitamines, minéraux, oligo-éléments et enzymes. Même une alimentation bio et équilibrée ne peut plus aujourd’hui répondre aux contraintes, essentiellement le stress et la pollution ! Selon les études, nous brûlons ainsi tous, entre 2 et 8 fois plus de catalyseurs que ce que peut nous apporter l’alimentation. Il faut en tenir compte, ne pas se braquer contre ce système, et faire des cures, utiliser des compléments de bases tels que les algues, le pollen frais, le lait de jument (Jumvital), les compléments anti-âge de Yalacta tels que Préventus et Stabilium, l’eau de mer (plasma de Quinton). Si tout cela ne suffit pas, prendre de bons compléments anti-oxydants, varier les marques, doubler ou tripler les posologies si on va au soleil, si on est en préparation d’examen, ou si on est convalescent et ajouter à cela des plantes anti-oxydantes (ginkgo biloba, curcuma, gingembre … et autres plantes adaptogènes présentés dans mes livres). Tout ceci favorisera de petits coups de pouce biologiques qui vont aller dans le sens de la régénérescence.

 Pour conclure, il faut rappeler que le plus précieux est très probablement au-delà de l’assiette, au-delà de la recette, alimentaire ou respiratoire, au-delà des compléments alimentaires. Car avancer en âge, c’est avancer en sagesse, être capable de rebondir sur ces épreuves en en tirer du sens. C’est aussi être porteur de vie pour ses proches, cultiver les relations empathiques avec les petits-enfants permet aussi de rajeunir ; et, si on n’en a pas, il y a ceux des amis, (il existe aussi des associations mettant en relation 3e âge et petits enfants). Il est important de ne pas couper cette relation, tout aussi important de ne pas se couper du milieu naturel parce que riche de vie et d’enseignements : assister à un lever de soleil participe à la régénérescence, aller se baigner dans une cascade de montagne, prendre un bain de siège dans un torrent, embrasser des grands arbres au printemps, crapahuter dans la montagne en touchant des rochers, marcher dans la rosée du matin, jardiner avec cœur … ce sont de vraies leçons de longues vie, de bonne et belle vie.

En dernière analyse, rester curieux de toute chose et rester amoureux est probablement la clé anti-âge la plus incontournable que je sélectionnerais parmi les 300 pages de mon livre, parce que l’amour demeure assurément pour tous le plus grand Thérapeute ; il contient en soi la joie, la paix, la fraternité … et le pardon, cette clé merveilleuse de réconciliation avec les autres, avec soi et avec la création.

Daniel Kieffer est directeur du collège de naturopathie holistique CENATHO (Paris), président de la Fédération Française de Naturopathie (FENAHMAN) et de l’Union Européenne de Naturopathie, et membre professionnel de l’OMNES.

Ses deux derniers livres :

« Comment se régénérer pour bien vieillir » éditions Sully (2004)

« Encyclopédie de revitalisation naturelle » éditions Sully (2002)

 

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