PSYCHOSOMATIQUE ou SOMATO-PSYCHIQUE ?

Quelle place accorder à la biologie

et aux troubles de terrain humoral
dans les pathologies psychiques et psychiatriques ?

Pour une approche globale de la maladie en naturopathie

Conférence Daniel KIEFFER  - 21 mai 2005

 

Que dit la naturopathie traditionnelle et holistique à propos de la mouvance psychanalytique ou essentiellement psychosomaticienne qui suppose que toutes les maladies viennent du psychisme, du mental, ou d’un désordre émotionnel ?

Comment peut-on intégrer les travaux d’un certain nombre de modernes comme Hamer, Sedan, Odoul, Sabbah, Soulier, Flèche et bien d’autres, qui développent des théories passionnantes qu’on appelle aujourd’hui les mémoires cellulaires, la psychogénéalogie ou le décodage biologique des maladies ? …

Comment intégrer à ces positions, l’expérience des praticiens de santé naturopathes, qui donnent aujourd’hui et depuis plus d’un siècle la priorité au terrain, donc au plan humoral et à tout l’équilibre biologique (le professeur Desbonnet, père de la culture physique française) répétait souvent : « le bon sang fait le bon sens ») ?. Or, ces 2 positions nous interpellent. Définir clairement les mots, donner des exemples selon chaque théorie, puis tenter une synthèse, tel sera le contenu de cette conférence.

PSYCHO              =             VIE MENTALE

(PENSEE POSITIVE / NEGATIVECLAIRE / OBSCURE

OPTIMISTE / PESSIMISTE

CREATRICE / REPETITIVE

LIBRE / OBCESSIONNELLE

SYNTHETIQUE / ANALYTIQUE

DEDUCTIVE / INTUITIVE

LOGIQUE / ANALOGIQUE

COHERENTE / DELIRANTE ...)
                        +

VIE EMOTIONNELLE

(DESIRS, SENTIMENTS

ATTRACTION / REPULSION

SYMPATHIE / ANTIPATHIE

COLERE / JOIE / PEUR / TRISTESSE ...)

 

SOMA                                   = CORPS

BIOLOGIE

STRUCTURE / FONCTIONS

ANATOMIE / PHYSIOLOGIE

PATHOLOGIE)

 

 

Le psychisme, qu’est-ce que c’est ? Du grec Yυcή (l’âme, jadis déesse mortelle, mère de Volupté et amante d’Eros) le psychisme, en termes très simples, c’est la vie de l’âme, la vie des pensées et celle des émotions. Or chacun sait que les pensées ne sont pas toujours très lumineuses, ni positives, ni claires, ni fertiles, ni logiques, ni synthétiques. La vie émotionnelle -celle de nos désirs, de nos passions, de nos conflits, de nos contentieux relationnels, de nos attractions/répulsions- n’est pas toujours très harmonieuse non plus.

Quelles sont alors les interrelations avec le soma (σώμα en grec : le corps), avec la vie que nous incarnons, notre biologie ? Est-ce que l’influence est prioritaire dans la voie descendante ? ce sera alors la psychosomatique, et inversement, si la priorité est ascendante, ce sera la somatopsychie ou somato-psychique.

Si l’âme et le corps sont en évidente relation, est-ce que l’âme habite plus particulièrement quelque part ? Les anciens avaient déjà réfléchi à cela : Descartes plaçait l’âme dans la glande pinéale (épiphyse), minuscule endocrine en forme de pomme de pin se situant au sommet de la pyramide de notre système endocrinien, et qui correspond aussi à la centrale de notre horloge biologique.

Pour les chinois, il s’agit de souffles circulant dans nos méridiens, concentrés dans nos centres énergétiques (les chakras) et qui vont aussi être associés à des émotions dans certaines loges énergétiques : par exemple, la loge du foie génère des émotions telles que la colère, le désir, les aspirations de l’adolescence, du printemps ; la loge des reins correspond au courage mais aussi à la peur ; celle du poumon traite l’élan vital, le « flair », mais aussi le chagrin, la tristesse …

Pour les africains, les celtes, les amérindiens, l’âme est localisée dans les organes nobles, soit dans le cœur, soit dans le cerveau (voire le scalp !) ou encore dans les poumons ou dans le foie.

De nos jours, depuis près d’un siècle et grâce aux travaux de pharmaco psychologie de Henri Laborit, on essaie de réduire la vie de l’âme à des échanges biochimiques par les neuromédiateurs. Heureusement, la communauté scientifique n’est pas complètement d’accord sur le fait que le cerveau sécrète la pensée ; la presse scientifique présente sur ce sujet des théories plus ouvertes ne limitant pas simplement notre vie intérieure à des réactions biochimiques. Les plus belles avancées des neurosciences et des approches quantiques évoquent même actuellement que la pensée pré existe hors du corps et qu’elle est simplement décodée et mise en forme grâce aux fonctions neuronales.

Entre l’empirisme des anciens et le matérialisme scientifique de certains modernes, il demeure le concept naturopathique de terrain qui nous est cher. Quand se pratique un bilan naturopathique complet, on s’appuie par exemple sur l’examen du visage, du corps, des proportions, des mains, sur les ouvertures du visage et autres clés de morphologie (empreintes digitales, groupes sanguins, angulation des membres, rides, …), ce qui débouche largement déjà sur la typologie et la caractérologie. Premières relations intimes entre la forme et le fond pourrait-on dire.

Des précisions sont apportées ensuite par l’iridologie qui donne des informations plus précises sur les points forts ou les points faibles du terrain, sur le fonctionnement du système nerveux, sur le type de surcharges ou de carences installées, etc. L’approche directement psychologique en iridologie est bien entendu très limitée.

On peut s’appuyer également sur des bilans énergétiques spécifiques et passionnants : prise de pouls, cristallisations sensibles, bioélectronique de Vincent, photos type Kirlian, kinésiologie …

A partir de ces bilans, ce qui nous intéresse vraiment, c’est non seulement de préciser la constitution, le tempérament (notre terrain de naissance et ce que nous en avons fait aujourd’hui), mais aussi d’approcher le fonctionnement de tout cela sur le plan de la physiologie. Les liens avec la psychologie sont alors très proches, le bilan d’une personne nous renseigne déjà sur sa façon d’être, sa façon de communiquer : est-elle introvertie ou extravertie, optimiste ou pessimiste par exemple ? Avant même l’anamnèse, le bilan nous fait ainsi entrer, qu’on le veuille ou non, dans la psychologie, dans l’émotionnel et donc dans la dimension de la vie psychique du patient.

 Les chiffres communiqués par la presse internationale montrent qu’en Occident, 80% des consultations des généralistes ont une large part de psychosomatique ; plus de 50% des occidentaux sont dits névrosés, c’est à dire se trouvant dans une souffrance psychologique et comportementale bien organisée. On sait aujourd’hui qu’une femme sur 3 prend des médications psychotropes (calmants, antidépresseurs, anxiolytiques, …) pour seulement un homme sur 7. En effet, l’homme contrôle mieux par son mental dominant, semble moins immédiatement perméable aux émotions, il résiste un peu plus, mais il lui arrive de craquer plus brutalement et profondément.

Phénomène plus inquiétant actuellement, à Paris, plus de 20% des enfants de moins de 10 ans sont sous traitements psychotrope. Depuis 2 ans, triste chiffre, la France est aussi en première position en ce qui concerne les suicides infantiles et les dépressions d’adolescents avec tentatives de suicides graves !Auparavant les pays scandinaves détenaient ce record. Dans ces pays, on a constaté que l’apport de lumière matinale offerte gratuitement par des lampes solaires le matin dans les gares, les cafés et tous les lieux publics, a considérablement amélioré le terrain de dépression en équilibrant les rythmes biologiques. Les jeunes français auraient-ils perdu beaucoup de leur lumière intérieure ? de leur Orient (être désorienté), c'est-à-dire de leurs valeurs porteuses et de leurs modèles et références ?

Exemples illustrant combien la somato-psychique est prioritaire :

Voyons à présent comment argumenter en faveur de la priorité donnée aux troubles du terrain.

Ø    Les surcharges

Dans le discours naturopathique, il est fréquent d’entendre ce type d’arguments : les surcharges, qui correspondent au plan humoral à tout ce qui peut nous encombrer, venant soit de l’extérieur – toxiques exogènes – soit de l’intérieur – toxines endogènes, sont à l’origine de tous les troubles, physiques ou psychiques.

Mais quelles sont ces surcharges ?

l’acidose toxique : en naturopathie, il en est beaucoup question, et son importance se retrouve comme trame de fond dans tous les terrains « psy » ; cette déviance délétère du pH de nos tissus  prend son origine dans des erreurs d’alimentation (trop de protéines, de fruits, d’excitants, …) mais aussi dans la sédentarité et l’insuffisance des organes d’élimination (émonctoires chargés d’évacuer les molécules acides). A des tissus devenus trop acides correspondra un sang trop alcalin, propice aux maladies de civilisation (cf. Bioélectronique de Luis Claude Vincent).

-         La mucose toxique, quant à elle, regroupe des substances éliminées sous forme de crachats, de mucosités, d’écoulements. Son origine est surtout liée aux excès ou mauvais métabolismes des lipides et glucides.
-
         les radicaux libres, normaux à petites doses, mais pouvant flamber selon certains facteurs du mode de vie. Ils sont à la fis cause te conséquence de notre vieillissement.
-
         les métaux lourds (mercure, cadmium, plomb, …)
-
         diverses molécules de synthèse : nombreux polluants, xéno estrogènes, diverses médications …

Le même bain humoral (plus de 70% de liquide de notre corps) baigne de la même façon, on le sait, les cellules du cerveau, le système nerveux, les ganglions sympathiques, les glandes endocrines, tous ces systèmes étant de toute évidence impliqués dans la vie psychologique et dans la réponse au stress. Ils sont donc concernés par les mêmes carences, les mêmes surcharges, voire les mêmes troubles de la circulation humorale. On peut estimer que 100% des névroses et des psychoses sont améliorées, mais non pas guéries, par une correction du terrain. Etant psychothérapeute, mais avant tout hygiéniste depuis 30 ans, lorsqu’une personne vient me consulter pour un problème de dépression, de névrose d’angoisse, de névrose anxieuse, de névrose d’échec voire un problème de schizophrénie, il y a d’abord l’écoute, l’examen et le bilan. Mais sauf si l’urgence d’une prise en charge psychologique s’impose bien entendu, j’inviterai toujours cette personne à vivre une période de quelques semaines de travail naturopathique de fond, de terrain. Lorsque cette personne reviendra 1 à 3 mois plus tard, 10, 20, 50% des symptômes psy auront disparu ! Cela signifie et démontre que le terrain a une influence vraiment fondamentale sur l’équilibre psychologique. Pendant cette période, on aura pu corriger les erreurs alimentaires, limiter l’acidose, combler les carences minérales, apprendre aussi à la personne à mieux respirer, à bouger, à éliminer ; on aura pu également faire un travail sur l’intestin avec un grand nettoyage ou un réensemencement, une désinfection, etc.

Les symptômes psycho comportementaux demeurant alors pourront être considérés comme authentiques et plus profonds, et l’on pourra ainsi travailler, dans un second temps, avec d’autres méthodes adaptées comme la sophrologie, une psychothérapie brève, comportementale, cognitive, émotionnelle, analytique ou autre.

 Ø   La dysbiose :

Cela a été traité par des intervenants précédents et je prépare un nouveau livre sur ce sujet pour la rentrée (éditions Jouvence). A ce propos, on doit rendre hommage au Dr. Kousmine mais aussi au Dr. Edward Bach dont on connaît trop mal les travaux sur l’intestin. En effet, il avait mis au point, au début du siècle dernier, des remèdes, ses nosodes issus des toxines bactériennes de l’intestin, très spécifiques pour certaines personnes, démontrant ainsi que telle flore intestinale correspondait à telle disposition psychiatrique (paranoïa, schizophrénie, psychose maniaco dépressive). Ces remèdes existent toujours je crois, et l’on peut les trouver en Grande-Bretagne, mais pas en France.

Dans les années 1950, le Dr. Baruch, un des pères de la psychiatrie française, dans son gros traité de psychiatrie, avait consacré une page à la flore intestinale, ouvrant la recherche, après certains travaux innovants dans ce domaine.

Ensuite, il y eut Herbert Shelton, ainsi que le Dr Jensen, grandes figures de l’école naturopathique américaine qui ont œuvré sur les relations psychisme / intestins et leurs fermento-putrescences, liées aux mélanges alimentaires indésirables notamment. Lorsque l’on pratique une hydrothérapie du colon, on ne peut imaginer tout ce que l’on nettoie, non seulement au plan de la cave biologique, mais aussi à celui de la cave freudienne ; on élimine alors énormément sur rtous les plans, avec des remontées fréquentes dans les rêves, flots de l’inconscient vers le conscient, à mesure que l’on nettoie au niveau intestinal. Parmi les psychiatres modernes, on peut citer aussi le Dr. Lablanchy, l’un des rares praticiens qui comprend et intègre ces notions.

Dans les années 1950, il y eut aussi une équipe de français peu connus -Ducluzeau, Sacquet et Raibaud- qui avaient travaillé sur la gnotoxénie, et qui avaient repris en parallèle les travaux du Dr. Bach, confirmant ainsi l’influence de l’intestin sur le psychisme.

Aujourd’hui, en Inde, notamment à la clinique de Malabar, on traite la psychiatrie lourde avec lavements, purgatifs et vomitifs et cela semble bien fonctionner depuis 3000 ans (alors que le freudisme n’est pas du tout introduit en Inde).

Notre confrère André Passebecq relate qu’à Moscou, on obtient 80% de guérison définitive de schizophrénes par le jeûne long, prolongé, et accompagné, même si l’on ne peut expliquer encore en détail le phénomène. Ce qui se passe dans un jeûne prolongé est certes une grande remise en cause biologique, une grande purification, mais peut-être aussi le fait d’ébranler une peur dans les structures profondes de notre cerveau. Cette peur primale de mourir de faim ramène probablement un renouveau de conscience, une qualité d’incarnation dans l’être, comme une nouvelle donne.

Et enfin, plus simplement, dans le cas d’enfants agités, anxieux, nerveux, insomniaques, presque hyper actifs, la simple prise d’un bon vermifuge permet souvent à l’enfant de retrouver sa sérénité.

Ø    Les drogues :

C’est une évidence pour ce qui concerne les arguments somato-psychiques, comme le café qui fait gagner en réflexe, en tension nerveuse, en vigilance ; comme le médicament anxiolytique qui lève l’anxiété, comme le somnifère qui fait dormir. Il est évident que toutes les drogues, soit au sens péjoratif (LSD, Ecstasy, cannabis et autres), soit au sens médicamenteux (anxiolytique, antidépresseur,…), apportent des molécules qui ont une action directe et confirmée sur le psychisme, modifiant ou gommant certains symptômes. La même évidence se retrouve dans l’alcool.

  Ø   Les carences :

Après avoir bien étudié cette question, on s’aperçoit que des patients souffrant au plan psychologique ont souvent des carences répétitives et, quand on comble ces carences, les symptômes s’améliorent :

-         l’association du zinc et de la vitamine B6 est régulièrement employée dans les terrains schizophrènes. (cf. « Equilibre psychobiologique et oligo aliments », de Pfeiffer et Gonthier, paru chez Debard).

-         la vitamine B9 est impliquée dans la mémoire et la sénescence ;ce sont les folates que l’on trouve dans toutes les verdures.

-         le lithium et le rubidium sont bien connus pour harmoniser le terrain dépressif.

-         l’aluminium, est toxique parmi les métaux lourds, mais, à micro dose et sous forme organique, c’est un oligo-élément intéressant dans l’insomnie et dans les retards scolaires.

-         de même pour le plomb, qui est utilisé en anthroposophie pour les enfants à problème (mettre du plomb dans la tête !)

-         le cuivre est employé dans tout ce qui est spasmodique : terrain spasmophile, tétanique, agité, instable.

-         une cure de manganèse et de vitamine B6 améliore la qualité des rêves et leur mémorisation.

-         l’indium et le magnésium agissent sur la fatigue chronique.

Ø    L’ostéopathie :

Une banale chute sur le sacrum, qui ne nécessite en apparence pas de consultation, peut entraîner, quelques jours plus tard, un mauvais sommeil, une perte de moral … on consulte alors, on prend des antidépresseurs et l’on se retrouve rapidement piégé dans l’engrenage, alors qu’au départ il ne s’agissait d’un problème mécanique et énergétique. Il en est de même pour « le coup du lapin » en voiture, que l’on banalise fréquemment, mais la circulation correcte du liquide céphalorachidien qui baigne l’encéphale et la moelle s’avère bloquée, la respiration primaire perturbée. Il s’ensuit souvent des désordres fonctionnels, notamment au niveau psychologique.

Ø    Le jeûne :

Un jeûne prolongé ou une grande cure de raisin sur 2 ou 3 semaines amènent un gain de conscience, un gain de lucidité étonnants. Toute personne ayant pratiqué peut en témoigner : Le jeûne favorise l’expansion de conscience et la clarté, la lucidité, et les surtout fonctions du cerveau droit.

  Ø    La viande :

Le végétarisme permet de gagner en énergie de stabilité et d’endurance, mais on y perd un peu en agressivité et en pulsion animale … inutile de parier sur  un boxeur de compétition soumis à un régime végétarien (exception faite pour Cassius Clay/Muhammad Ali) ! Il existe tant d’autres façons d’être en bonne santé et sans viande …

Ø    Les rayons X :

Des travaux ont révélé que certaines femmes ayant subi des radioscopies répétées mettaient au monde des enfants en situation d’arriération mentale.

 

Ø    Le sucre :

L’expérience de sevrage faite chez un enfant dit hyperactif, agité, anxieux, dormant mal, permet très souvent -en changeant la qualité des sucres et en supprimant les formes trop rapide, (sucres industriels, avec indices glycémiques trop élevés)- de rendre l’enfant plus paisible. Dans les années 1950, ce fut la mode chez les sages-femmes de nourrir les nouveaux-nés à l’eau sucrée pendant quelques heures … créant ainsi une addiction au sucre, à vie, d’où peuvent s’ensuivre obésité ou diabète.

 
  Ø   
Les vaccins :

Sans faire de polémique sur ce sujet, on a constaté un certains nombres de réactions vaccinales, en particulier à la poliomyélite et à la variole, qui peuvent donner des manifestations épileptiques ou des bouffées délirantes.

   Ø    La qualité de l’air :

Phénomène somatique, puisque l’air entre en nous. La qualité de l’air, au plan de l’ionisation, est impliquée chez un certain nombre de patients anxieux, insomniaques – cela ne concerne pas que les asthmatiques et les allergiques. Un bon ioniseur dans une chambre est ainsi très utile.

   Ø    Les variations hormonales :

Le bien connu syndrome prémenstruel fait que certaines femmes peuvent changer brutalement de profil psychologique, parfois dès l’ovulation : plutôt paisibles jusqu’au 14e jour, puis ensuite, plus instables, plus sensibles, plus perméables aux émotions, plus agressives …

   Ø    Les troubles thyroïdiens :

Une personne en légère hyperthyroïdie devient plus anxieuse, plus agitée, plus insomniaque ; en légère hypothyroïdie, elle devient plus lymphatique, plus lente, plus paisible, plus passive. Il en est de même pour les surrénales, pour les gonades ; il suffit de quelques micros variations pour être dépendant de ses hormones au plan psycho émotionnel.

Ø    Autres exemples étonnants aux niveaux intestins et vessie :

-         les fécalomes : bouchon de matière fécale (ressemblant parfois à une tumeur) qui encombre la partie terminale du colon. En milieu hospitalier, ceci souvent confirmé par les infirmières, les vieilles personnes ayant un fécalome consultent pour bouffées délirantes ; on s’aperçoit qu’en enlevant le fécalome, elles retrouvent leur équilibre psychologique, ceci sans aucune explication médicale.

-         Les globes : lorsque la vessie est gonflée parce que bloquée, pour un problème mécanique de sphincter par exemple : Tant que la personne n’est pas sondée, elle peut délirer et se trouver souvent dans un état d’expansion de conscience très particulier.

 

Constater tout cela est en fait très intéressant, et l’on pourrait conclure ici en pensant qu’il suffit de s’occuper uniquement du terrain, de devenir végétarien, de faire attention à nos humeurs, à nos carences, à nos surcharges … et, puisque « le bon sang fait le bon sens », pourquoi se relaxer, gérer le stress différemment, et à quoi servent donc les psy et les analystes ?!

 

Que proposent les psychosomaticiens ?

Si tout le monde connaît Freud, il faut reconnaître que le grand patron de la psychosomatique est Georges Groddeck, qui, dans les années 1910-1930, a le plus travaillé dans ce domaine.

Les exemples qui suivent peuvent sembler assez caricaturaux mais le public y retrouvera probablement un peu de sa propre histoire ou de celle de ses proches :

§       l’énurésie : moins de 1% des enfants souffrant d’énurésie ont un problème mécanique ; donc 99% de ces enfants sont en souffrance psychologique, ils ne savent pas verbaliser leur problème, mais l’exprime par le corps. Dans 9 cas sur 10, il s’agit d’une insécurité de type affectif -arrivée d’un petit frère ou d’une petite sœur- qui fait que l’enfant se demande s’il reste assez d’amour pour lui. Il fait alors une régression, et, même à 2, 3, 4, 5 … 10 ou 15 ans parfois, il se remet à faire pipi au lit comme pour exprimer son enfant intérieur, ce qui peut aisément se comprendre. Quelques adultes fonctionnent encore sur ce mode en situation d’alarme affective.

§       Les insomniaques de la famille anxieuse et de la famille obsessionnelle : chacun a pu en faire l’expérience, lorsqu’un sujet, une préoccupation ou un souci nous « prend la tête », on n’arrive pas à dormir, on ne sait pas comment débrancher le mental. Il est évident qu’il s’agit là d’une insomnie psychosomatique.

§       Les constipations dites de territoire : lors de voyages (en avion bien souvent), expérience bien connue, lorsqu’on arrive loin de chez soi, le colon ne fonctionne plus et peut-être bloqué pendant 1, 2, 3, 8 jours, voire 15 jours (cas extrême d’une patiente qui rentrait alors chez elle et repartait en vacances pour une autre quinzaine !). Ce que veut dire l’inconscient par le corps: je ne me livre pas, je ne me lâche pas (faute de sécurité, de reconnaissance de mon territoire privé).

§       Les cystites, phénomène plus typiquement féminin et souvent lié à un problème d’insécurité : cystite chronique ou aigue, une femme doit se poser la question de savoir si elle ne se trouve pas en insécurité : insécurité affective, sexuelle, financière, insécurité de territoire (déménagement, emploi) ou insécurité plus fondamentale (peur de mourir, cancer). Il suffit d’en parler, d’exprimer les émotions cachées et, après réglage au niveau intestinal et urinaire, tout rentre habituellement dans l’ordre.

Plus simplement, n’avez-vous pas remarqué telle envie pressante d’uriner, la clé dans la main au seuil de votre porte, juste au retours à la maison ?

§       L’asthme : il a ici une composante psychosomatique bien connue, de mieux étudiée médicalement. On constate évidemment une part catarrhale (mucus), une part spasmodique (liée au terrain de l’acidose) et une part symbolique exprimant un message de l’inconscient. Que nous dit l’asthmatique ? Qu’on lui prend l’air, qu’on l’étouffe, ou bien qu’il a peur d’expirer, peur de lâcher ses émotions. On peut profondément aider la personne au plan psychologique en lui posant les bonnes questions et en accompagnant la résolution profonde de sa problématique affective. La relation à l’autorité paternelle (réelle ou symbolique) est souvent constatée chez l’asthmatique.

§       Les ulcères de l’estomac et du duodénum : les premiers travaux effectués cliniquement sur le stress le furent sur l’ulcère d’estomac des animaux puis des humains. On sait que ce que l’on ne « digère » pas bien dans sa vie professionnelle ou affective peut amener au minimum une gastrite de stress qui va pouvoir s’ulcérer, voire cancériser. Psychologiquement, ne dit-on pas que certaines personnes, émotions ou frustrations nous ulcèrent ?

§       L’aphonie ou pharyngite de circonstance : elle peut survenir à la veille d’un oral d’examen par exemple, l’inconscient étant si fort qu’il bloque le centre énergétique N°5, le « chakra gorge », et la fonction vocale correspondante. On doit alors travailler le conflit originel et ne pas se contenter de traiter le symptôme, même pas des moyens naturels !

§       Les aménorrhées post traumatiques : beaucoup de femmes violées ou violentées perdent leurs fonctions ovariennes, ou, dans d’autres conflits particuliers, vont faire dire au corps : plus question d’ovuler, plus question de prendre de risques, plus question d’être femme et fertile.

§       Le vaginisme (à ne pas confondre avec la vaginite, inflammation du vagin) est un trouble de la vie sexuelle féminine, particulièrement difficile à vivre. La personne est en couple et a un réel amour pour son partenaire ; le cœur dit oui, la tête dit oui, mais le corps dit non, ce qui rend toute pénétration sexuelle impossible, avec spasmes vaginaux et péri vaginaux très douloureux. La recherche causale est ici souvent assez difficile et les thérapies comportementales et cognitives sont plus rapidement efficaces que les approches analytiques.

§       L’éjaculation précoce ou les pannes sexuelles, sont, à presque 100% d’origine psychosomatique ; il suffit de lever la charge d’anxiété qui se trouve derrière, faire baisser la pression, comprendre, exprimer et désarticuler le stress et tout rentre dans l’ordre.

§       Les dermatoses : elles parlent toutes d’autre chose que d’une simple maladie de peau, la peau étant le premier organe de contact, d’échange, de communication. Certaines dermatoses traduisent le fait que l’on n’est pas touchable, impur, que l’on doit rester à distance ; d’autres expriment « tu me sors par la peau » et d’autres « prenez soin de moi ». Il est essentiel d’avoir cette écoute pour un accompagnement holistique.

§       Les colopathies fonctionnelles : les colites spasmodiques peuvent être très douloureuses et perturber la vie pendant longtemps ;or, il suffit bien souvent de partir en vacances pour que l’intestin s’apaise ! On retrouve donc une fonction correcte dès lors que le stress est levé.

§       Les migraines : elles traduisent souvent certaines formes de réponse maladroite au stress et aussi d’allergies à certaines relations (et pas seulement à certaines molécules ou aliments !).

§       Les lumbagos : ils ont parfois pour origine une situation de conflit dit de double contrainte -vouloir ou pas, aller ou pas, devoir ou pas-. La situation est bloquée, le corps aussi.

 Depuis quelques décennies, l’on commence à comprendre le processus de fonctionnement de tous ces phénomènes. A partir du stress mal géré (conflit), le système nerveux répond, puis le système hormonal et ensuite, le système immunitaire se trouve à son tour largement impliqué.

Certains resteront plus sur la partie neurophysiologique, comme Hamer, tandis que d’autres s’appuieront plus sur le symbolisme (Flèche, Odoul, Soulier, Annick de Souzenel) en décodant le corps et la maladie de façon plus globale, en faisant appel à la cabale, à l’astrologie, au freudisme ou à la médecine chinoise.

Pour d’autres (Sabbah, Flèche, Daillie), tout est cérébral mais lié aux réponses intelligentes de notre animal intérieur, de notre cerveau archaïque dont la volonté profonde, depuis toujours, est de nous mettre en survie en shuntant prioritairement tout ce que dit le mental, l’intellect ne pouvant faire que des commentaires. Ces auteurs affirment que toute maladie reflète ce type de bon sens et doit être écoutée en terme de réflexe animal à la lumière de l’éthologie et des neurosciences.

 Toutes les cellules du corps (1013 cellules) sont en interrelations avec tous les grands systèmes régulateurs :

-         système nerveux (en haut, à gauche)

-         système hormonal (en haut, à droite)

-         vie psychique (en bas, à gauche)

-         système immunitaire.

 

NEURO-PSYCHO-ENDOCRINO-IMMUNOLOGIE

 

 

 

Ces relations (flèches) se font dans tous les sens, ces liens sont validés de façon plus cohérente aujourd’hui grâce à la neuro-psycho-endocrino-immunologie.

En termes plus simples et plus naturopathiques, un autre type de liaison est intéressante, celle entre le stress (tout en haut), le terrain (à gauche), les tensions musculaires et nerveuses (à droite) et les modifications du souffle ; les liaisons pouvant se faire dans tous les sens également.

 

 

 

 

On obtiendra ainsi des résultats intéressants en travaillant sur un pôle concerné, sans atteindre forcément l’approche globale : une personne en situation de stress qui apprend à respirer peut déjà retrouver un certain bien-être ; travailler le terrain par le jeûne, le nettoyage de l’intestin, le comblement des carences (à gauche) est tout aussi fondamental de même que travailler sur le schéma corporel et les tensions par des massages et des bains chauds. Travailler en psycho, en relaxation ou en analyse, c’est tout aussi important (en haut).

Est-ce que l’on va se limiter ou tenter de faire une approche globale, c’est là notre quête et notre idéal thérapeutique.

 

Quelques autres exemples pour souligner combien le stress est impliqué dans la vie biologique.

·     Capacité défensive lymphocytaire globalement diminuée si deuil du conjoint ou un choc psychologique équivalent (stress aigu -viol, attentats, séparation, catastrophe naturelle,...- ou chronique : divorce, incarcération, vols spatiaux, passage d’examens, compétitions sportives...).

·     + baisse significative des IgA (immunoglobulines impliquée dans la défense des voies respiratoires notamment)

·     + diminution de la production d’interféron (protéine anti- virale)

·     + diminution des lymphocytes NK (Natural Killers / anti cancer)

·     + diminution de la réponse lymphocytaire T aux mitogènes + augmentation de la production d’anticorps.

·     Même constatation chez des populations de dépressifs chroniques.

·     Diminution des médiateurs pro-immunitaires (immuno-stimulants) tels que l’hormone de croissance et la prolactine (en phase II du stress).

·     Effondrement du rapport T4/T8 comparable à un SIDA en période de compétition sportive intensive.

·     Mononucléoses infectieuses X 2 chez les étudiants en période d’examen

·     Chez les astronautes après 30 jours de vol spatial, comme chez les sujets privés de sommeil pendant 48 heures, on observe une suppression transitoire de l’activité lymphocytaire.

·     Fortement impliqué dans le déclenchement de la principale maladie thyroïdienne (Basedow), le stress l’est également dans toutes les maladies dites auto-immunes (Ashimoto, lupus érythémateux, sclérodermie, purpura thrombopénique idiopathique, diabète insulino dépendant, polyarthrite rhumatoïde ou cirrhose biliaire primitive...).

·     Des poussées de Sclérose En Plaque sont très fréquemment associées à des périodes de stress intense et de déstabilisation émotionnelle. 

·     Cancer du sein diagnostiqué brutalement ? Un pronostic péjoratif est X 2 chez les femmes dépressives et pessimistes

·     Le stress affecte les centres de la mémoire, (hippocampe) par des excès de glucocorticoïdes libérés lors du stress chronique

·     Le stress aigu modifie négativement les lipides sériques et augmente brutalement la viscosité du sang, favorisant les pathologies cardio-vasculaires (90% des infarctus surviennent chez les types psychologiques A, vivant à 100 à l’heure et ne sachant pas faire de pauses)

Conclusions :

·       L’unité fonctionnelle de l’organisme humain est une réalité biologique (l’étude des parties doit s’impliquer dans l’étude de la globalité) confirmant la pensée des anciens et des maîtres hygiénistes.

·       Des messages (chimiques, électriques...) relient en permanence les différents systèmes entre eux : toutes les cellules de notre corps « communiquent » étroitement.

·       Le psychisme n’est pas une abstraction indifférente au fonctionnement du corps : des médiateurs neuropeptidiques circulent partout, avec en leur charge une « mémoire émotionnelle » pathogène ou non.

·       Face au stress, l’implication est globale : l’être humain s’adapte en mobilisant en priorité des réponses nerveuses et glandulaires, elles-mêmes indissociables de modifications psychologiques et immunitaires.

 

En naturopathie, lorsque l’on approche l’être total, dans sa dimension physiologique, énergétique, psychologique, écologique et, pourquoi pas spirituelle, on peut se poser de vraies questions sur « qui fait quoi ? »

Sur le tableau suivant, il est important de bien percevoir les flèches qui mettent en relation les différents plans. On peut lire ce tableau de bas en haut ou de haut en bas.

 

Vie spirituelle
(Transcendance, foi, amour et joie inconditionnelles, 
non attachement, pardon, fraternité, éveil, sagesse, ...)
Þ Ý
Vie psychique
(Intellect, sens critique, études, logique, synthèse, 
pensées négatives ou positives,
désirs, passions, colère, peur, tristesse, attachement, possessivité, ...)
Þ Ý
Vie énergétique
(Qualité et quantité des Ki, équilibre Yin / Yang, 
vitalité personnelle ou dévitalisation, ...)
Þ Ý
Vie métabolique
(Morphologie, anatomie, physiologie, pathologie, homéostasie, ...) 
- la vie métabolique, en bas, est la vie du corps (soma, avec ses carences, surcharges, etc.).
- au-dessus se trouve la vie énergétique, sans ce plan, nous ne serions que poussière, matière non organisée, non vivante ; 
  ce plan qu’on appelle vital, ou morphogénétique ou prânique est essentiel, c’est là que travaillent les homéopathes, les acuponcteurs,
les magnétiseurs.
Au 3e niveau se trouve la vie psychologique avec les émotions et les pensées, le tout est parfaitement hiéarchisé.
Au-dessus se situe la vie intérieure la plus profonde, la plus ontologique, notre quête de dépassement et de transcendance
quelque soit notre croyance et notre religion : la vie spirituelle.

Nous avons ici la capacité d’avoir de vraies expériences transpersonnelles : foi, pardon, fraternité, joie inconditionnelle
amour inconditionnel.

Isolement (égocentrage)
Fuites dans les univers-refuge
(drogues, jeu, sexe, alcool, sectes, intégrisme, ...)
Ý
Changements des centres d’intérêt et culture de l’illusion.
Installation de troubles anxieux et / dépressifs.
Perte de l’esprit de synthèse, de la tolérance, de la créativité
et du raisonnement analogique.
Pensée de moins en moins lucide, lumineuse et positive.
Ý
Déséquilibres émotionnels divers.
Altération du désir.
Multiples troubles du comportement et de la personnalité.
Ý
Altération des éthers & des « mémoires cellulaires » :
Dévitalisation ou surcharge locale, troubles des polarités,
vides ou plénitudes de Yin ou de Yang,
perturbation des souffles (Ki)
décalages et décentrages divers, ...
Ý
Nutrition dévitalisée, carencée, surchargée en toxiques,
non spécifique, déséquiibrée au plan des 5 saveurs ...
et / ou
Pollutions diverses, sédentarité, travail nocturne,
excès de travail sur écran ...
et / ou
Surcharges toxiques et toxiniques, mucose et acidose toxiques,
et / ou banalisation d’une constipation chronique,

insuffisance d’apports en eau, ...
et / ou
Banalisation d’une lésion ostéopathique (sub-luxation),
d'une mauvaise occlusion dentaire
ou d'amalgames dentaires mercuriels
de cicatrices toxiques, de vaccinations abusives
ou de médications allopathiques systématiques, ...
et/ou surmenage musculaire
nerveux, sexuel ...

 

Or, ces 4 plans sont en interrelation et en échanges permanents. Dans la domaine somato-psychique (on part du bas du tableau et on monte vers le haut) : on banalise par exemple une lésion ostéopathique ou un problème d’occlusion dentaire, puis des cicatrices, des vaccinations, des médicaments, puis telle ou telle surcharge toxinique (acidose, mucose), une constipation chronique, puis des pollutions, puis des troubles liés à la nutrition. On a ainsi quelques exemples somato-psychiques et il n’est pas étonnant d’avoir alors un certain déséquilibre énergétique : des troubles peuvent être perçus au niveau des pouls chinois, au niveau des photos type Kirlian.

Au stade supérieur, on aura des troubles d’ordre émotionnel et, au-dessus, des troubles d’ordre intellectuel. A ce stade, ayant des centres d’intérêts moins positifs, moins lumineux, la pensée étant de moins en moins lucide, on peut, à l’étage supérieur, perdre toute capacité de discernement et fuir dans des univers refuges en s’investissant dans la drogue, dans le sexe, le jeu , etc. Cet exemple, plutôt dramatique, démontre l’intérêt de cette montée de l’énergie.

Perte de l'idéal.
Rupture d'avec la source cosmique
Croyances matérialistes exclusives.
Négation absolue de la transcendance
Þ

Mental dominant mais négatif et obsessionnelles, dont :
Pensées déprimées, ténébreuses, , « égocentrées »
où dominent l’anxiété, le doute et l'orgueil...
Þ
Emotions égotiques dominantes, dont
Peurs et phobies, rancune
jalousie, possessivité maladive,
frustrations, ressentiment, arrogance,
isolement, abandon, angoisses
désir de paradis artificiels, ...
Þ
Lésions éthériques, dont :
dépolarisations, décalages et décentrements subtils,
blocages des centres énergétiques (chakras)
plénitudes et / ou vides d’énergies dans les méridiens, ...
Dévitalisation locale ou globale ...
Déprogrammation des champs morphogénétiques ...
Þ
Installation progressive de la maladie.
Pathologies fonctionnelles (chroniques)
puis lésionnelles & dégénératives

A l’inverse, en partant du haut du tableau, une personne perdant son idéal de vie ne sait plus ce qu’elle fait sur terre, elle a des croyances matérialistes exclusives. Dans ce cadre, son mental devient dominant (étage en dessous), l’ego installe son fief, le spirituel est nié ; les pensées deviennent égotiques, ténébreuses, personnelles, négatives. Les émotions générées sont plus personnelles et conflictuelles (colère, isolement, ressentiment, possessivité, peur). Alors, le corps énergétique se dégrade, puis des conséquences sont visibles essentiellement dans la partie somatique, au niveau du corps physique.

Dans notre médecine institutionnelle actuelle, on est loin des prêtres médecins de Sumer, des Esséniens, des prêtres médecins grecs, qui rapprochaient avec la même cohérence la vie intérieure et la vie du corps.

Pour être objectif, je précise que dans cette conférence, les maladies génétiques n’ont pas été évoquées : il s’agit là d’un autre référentiel causal, la génétique, car tout n’est pas psychosomatique ou somato-psychique. Mais, est-ce que cette maladie génétique n’aurait pas un sens à d’autres plans de conscience ? Ainsi, pour les médecins tibétains et les médecins anthroposophes, il n’y a pas de hasard. Pour un enfant ayant une maladie génétique comme la trisomie 21, le bénéfice caché est au niveau de l’âme, de son incarnation, de son chemin de vie que l’on pourrait die sacrificiel. Cet enfant, en arrivant sur terre, n’offre t-il pas une opportunité de développement spirituel étonnant à ses parents et à ses proches ? On peut se poser des questions de cet ordre, sur la dimension karmique de la maladie.

On peut apprécier tout particulièrement aujourd’hui des travaux très intéressants sur la psycho généalogie, qui éclatent cette notion classique de karma : nos parents, grands-parents, arrière-grands-parents, nos ancêtres, peuvent avoir laissé des empreintes et nous portons sur nos épaules (du sac à dos, au … 15 tonnes !). D’où l’intérêt, aujourd’hui, de certaines méthodes telles que l’ARC (analyse et réinformation cellulaire) des régression ou de la micro kiné, etc.

 

En guise de conclusion, sans revenir à l’humorisme, à l’alimentation et aux émonctoires, je vous propose un ultime petit clin d’œil méditatif :

Puisque le plan des émotions est le plus souvent le moins bien géré … à l’expérience, c’est là que le problème demeure fréquemment pour le thérapeute, l’émotionnel semblant un domaine un peu délicat à accompagner, jusqu’où s’investir dans cette approche ?

Un adulte bien dans sa peau pourrait selon moi répondre à ce type de profil :

Bien dans sa tête et mature sur le plan émotionnel, il
 

·        N’applique pas systématiquement une politique de refus ou de blocage vis à vis de ses émotions.
·
    Il est ouvert à l’éventail de toutes les  émotions humaines (colère, joie, tristesse, peur, sensibilité...).
·
    Conçoit l’existence comme une suite d’expériences utiles à se croissance, à son enrichissement.
·
    Est apte à prendre des risques lorsqu’il le croit bon.
·
    Sait accepter les réalités inexorables de la vie sans les craindre, ou les dramatiser.
·
    Possède des qualités de tolérance essentielle vis à vis des autres et vis ) vis de lui-même.
·
    Sait s’offrir des temps de régression (cocooning, jeux, plaisirs sensuels...) sans s’y perdre et sans y associer une stratégie de fuite (univers refuge)
·
    Ne confond pas responsabilité et culpabilité, ni pour autrui, ni pour lui-même.
·
    Est ouvert à l’échange, à l’écoute et au partage des émotions avec autrui.
·
    Sait rebondir positivement sur les épreuves de la vie.
·
    Peut de même réagir rapidement et positivement lorsque des pulsions ou pensées morbides l’assaillent.
·
    Ose faire le deuil que nécessite tout choix responsable.
·
    Sait reconnaître sensibilité et sensiblerie.
·
    Sait identifier les émotions personnelles et les différentier des émotions transpersonnelles (spirituelles)
·
    Aime à concilier les forces de son enfant intérieur avec celles de son parent et de son adulte, tout comme il aime à moduler son yin et son yang, son masculin et son féminin ... pour la plus grande richesse de sa créativité et de ses relations.

Je vous invite toutes et tous, bien entendu, à tendre patiemment vers cet idéal de santé holistique, et à prendre un peu de temps pour ressentir, d’après mes exemples, le domaine où vous êtes le plus concernés. N’hésitez pas ensuite à demander l’aide d’un thérapeute compétent, consultez, informez-vous, prenez soin de vous : vous êtes infiniment précieux.

Merci de tout cœur à Christian Sauvaire de m’avoir offert cette opportunité de vous retrouver ici.

Merci à Alain Rousseaux pour son bon sens et ses qualités de modérateur en ce congrès.

Merci de votre présence et de votre fidèle attention.

 

Daniel Kieffer

Directeur du CENATHO (Collège Européen de Naturopathie Traditionnelle Holistique)  http://cenatho.free.fr
221 rue La Fayette -75010 Paris- Tél.: 01 42 82 09 78 / Fax.: 44 53 90 40

Président de la FENAHMAN (Fédération Française de Naturopathie)  http://fenahman.org 

Président de l'Union Européenne de Naturopathie (Bruxelles)

Membre professionnel de l'OMNES (Organisation de la Médecine Naturelle et de l'Éducation Sanitaire)  www.naturopathe.net

Directeur de publication du journal O.N.S. (Objectif : Notre Santé)  http://ons-asso.org

Formateur, auteur, consultant et conférencier international

 


Pour en savoir plus :

Naturopathie, la santé pour toujours, éditions Grancher
Cures naturopathiques, éditions Grancher
Guide personnel des bilans de santé, éditions Grancher
Encyclopédie de revitalisation naturelle, éditions Sully
Comment se régénérer pour bien vieillir ? éditions Sully
Régénération intestinale, éditions Jouvence
Les 24 heures du naturopathe, éditions Jouvence

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